Comparer les biens

Conseils pour acheter le bien de ses rêves

Conseils pour acheter le bien de ses rêves

LE PARISIEN WEEK-END. Vous avez craqué sur cette maison où vous vous imaginez couler des jours heureux. Notre dossier complet vous aide à passer du rêve à la réalité, que vous soyez locataire depuis toujours ou déjà possesseur d’un bien.

Vous ne supportez plus l’idée de jeter chaque mois le montant de votre loyer par les fenêtres et vous rêvez d’être enfin propriétaire ? Vous cherchez à acheter plus grand ou, au contraire, plus petit avec l’idée de réinvestir ailleurs ? Foncez, les astres du crédit immobilier sont avec vous. Les taux d’emprunt rasent le plancher et les banques font les yeux doux aux futurs acheteurs.

Pour compenser la baisse des demandes de crédit liée à la hausse des prix du mètre carré dans les trois quarts des grandes villes, elles lâchent davantage de lest. Cette année, par exemple, plus de 15 % des prêts accordés l’ont été à des candidats sans apport, contre 10 % habituellement, selon le courtier Empruntis.

La mise en place, en janvier 2019, du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu ne devrait d’ailleurs rien changer au calcul de votre taux maximal d’endettement, assurent les spécialistes.

Quel que soit votre profil, vous devriez donc pouvoir bénéficier d’une enveloppe de financement supérieure à celle que vous imaginiez. Surtout si vous négociez votre assurance emprunteur et profitez de prêts aidés !

Première étape : trouver le bien de ses rêves

On ne le répétera jamais assez : la recherche d’un appartement ou d’une maison à acheter n’est pas une chose à prendre à la légère. « La première règle, c’est de ne jamais se précipiter », insiste Claudine Mercier, directrice de l’agence immobilière LFI-Sévigné, à Rennes (Ille-et-Vilaine). Même si vous avez eu un coup de coeur, gardez la tête froide. Pesez le pour et le contre avant de foncer tête baissée chez le notaire. A défaut, vous risquez d’acquérir un logement qui ne correspond pas réellement à vos besoins, plombe votre budget avec des coûts de fonctionnement trop élevés ou se révélera invendable en cas de pépin.

Avant de commencer à éplucher fiévreusement les annonces et à multiplier les visites, interrogez-vous bien sur vos motivations. Demandez-vous pourquoi vous voulez devenir propriétaire. « La démarche est toujours liée à une étape importante de la vie. Quand on ne cherche pas à acquérir un logement pour prendre son indépendance, on le fait pour s’installer en couple, préparer l’arrivée d’un enfant, financer sa retraite ou se fabriquer de nouveaux souvenirs de famille dans une maison de vacances », constate Gilles Vaudois, directeur de deux agences Laforêt à Lyon.

Une fois fixé sur ce point, listez minutieusement vos attentes afin de délimiter un périmètre de recherches. Avez-vous besoin d’être proche d’une voie rapide ? Des transports en commun ? D’une école en particulier ou de petits commerces accessibles à pied ? Essayez ensuite de vous projeter à l’intérieur du bien lui-même. Doit-il impérativement avoir un grand jardin ? Un balcon ? Une cave ? Etes-vous prêt à renoncer ou non à un ascenseur ? Préférez-vous vivre dans un bâtiment récent et fonctionnel ou, au contraire, êtes-vous attaché aux moulures et aux parquets anciens ?

Ce n’est qu’une fois cet inventaire précis couché sur le papier que vous pourrez vous lancer efficacement dans la traque du bien de vos rêves. Ensuite, il ne vous restera plus qu’à effectuer quelques visites, faire une offre à un vendeur, boucler le financement… et pendre la crémaillère.

1. Faites le point sur votre budget

Certes, les conditions de crédit sont exceptionnelles, mais pour être sûr de chercher un bien qui soit à votre portée, réalisez en amont des simulations de financement. Elles vous permettront de connaître votre enveloppe totale et aiguilleront vos recherches. Attention, ce montant doit inclure le prix d’achat de votre logement, les éventuels frais d’agence, le montant des travaux de rénovation mais surtout les droits de mutation, souvent appelés à tort « frais de notaire » (de 7 à 8 % dans l’ancien, et de 2 à 3,5 % dans le neuf).

2. Cartographiez le quartier

Ciblez plusieurs zones, puis renseignez-vous sur les prix au mètre carré à l’aide de sites gratuits comme celui de Meilleursagents.com. Une fois éliminés les secteurs trop onéreux, faites le tour des petites annonces pour savoir s’il y a beaucoup de biens dans vos moyens en vente sur le marché. Si c’est le cas, vous aurez le temps de visiter plusieurs fois et votre marge de négociation sera plus forte. Sinon, vous devrez vous décider vite et, souvent, acheter au prix proposé.

3. Revenez sur les lieux

Vous êtes sous le charme à peine la porte franchie ? Interdiction de signer une offre d’achat à la première visite, même si l’agent immobilier vous pousse à le faire. Effectuez obligatoirement une seconde visite, de préférence avec un proche qui vous donnera un avis désintéressé, et prenez soin de bien arpenter les environs, à toute heure. Faites cette démarche en soirée si la première visite a eu lieu en pleine journée, et le week-end si vous avez découvert le bien en semaine. Vous pourrez alors confirmer ou infirmer votre choix en testant la luminosité, le bruit et l’animation du quartier à différents moments du jour et de la semaine.

4. Pensez (déjà) à la revente

Un logement change de main tous les sept ans, soit parce que son propriétaire est victime d’un accident de la vie (divorce, décès…), soit parce qu’un événement le contraint de déménager. Lorsque vous achetez, pensez toujours à la cession ultérieure du bien. « C’est un critère primordial, il faut toujours acheter un produit facile à revendre », explique Sébastien de Lafond, président du site Meilleursagents.com. Si votre logement est classique, vous aurez moins de mal à trouver un repreneur que s’il est atypique ou présente un inconvénient majeur. Une maison sans jardin, un appartement situé au-delà du quatrième étage sans ascenseur ou ayant des charges collectives importantes se revendront toujours difficilement et avec une grosse décote.

5. Gardez un « matelas » de sûreté

Quels que soient vos moyens, ne vous endettez jamais au maximum de vos possibilités pour acheter le bien convoité. Conservez toujours de l’argent de côté. A défaut, le moindre coup dur (chaudière à réparer, voiture à acheter à crédit, diminution de salaire…) sera quasiment impossible à surmonter. Gardez ainsi à l’esprit que devenir propriétaire génère souvent des coûts imprévus : travaux, nouveaux équipements (électroménager, mobilier…), impôt foncier, assurance. Mieux vaut donc anticiper.

Source : Leparisien.fr

Anciens articles

Comment réduire vos frais de notaire ?

Lors de l'achat d'un bien immobilier, deux solutions tout à fait légales, existent pour faire...

Continuer la lecture

Comment choisir entre le neuf et l’ancien pour investir ?

Entre le prix du bien à estimer, le secteur à étudier et l’impact de la fiscalité, quels sont...

Continuer la lecture

Investisseurs : quels sont les travaux que vous pouvez déduire ?

Vous êtes propriétaire d’un logement que vous louez ? Pensez à optimiser votre déclaration de...

Continuer la lecture

Rejoindre la discussion