Une conseillère en banque et un agent immobilier, quoi de mieux pour répondre à toutes vos interrogations et démêler le vrai du faux ! Prête ?

Quelle est l’âge moyen pour faire son premier achat ?

Une étude publiée par la société de crowdfounding « Devenez proprio » situe l’âge moyen de l’achat du premier bien aux alentours de 38 ans. C’est tard !

  • Les raisons ? Multiples.

Dire que vous avez, entre la vingtaine et la trentaine « la bougeotte » et « pas assez de stabilité » serait vraiment trop réducteur.

En réalité, les jeunes n’ont pas forcément la chance d’avoir un apport suffisant. Les banques, quant à elles, se montrent frileuses. Et puis, il y a ceux et celles qui préfèrent acheter un bien à deux, et donc, d’être dans une situation amoureuse adéquate.

  • Ça veut dire que si on est plus jeune que ça, on est foutue ?

Pas du tout ! (Vous pouvez respirer). L’État a mis en place de nombreuses aides aux primo-accédants (ceux qui souhaitent acheter leur premier appartement) pour valoriser votre démarche.

Avec le soutien de vos proches, un bon agent immobilier et/ou un courtier… Vous devriez dénicher l’appartement cocooning de vos rêves.

Quels sont les critères pour décrocher un prêt immobilier quand on est jeune ?

  • Une situation financière stable

En toute logique, votre banque veut s’assurer que vous ayez les moyens financiers de payer sur la durée.

Elle veut donc que vous justifiez d’au moins un an d’ancienneté en CDI dans votre société, ou trois ans de bilan pour celles et ceux en profession libérale.

  • Un comportement financier sain

Vos « pâtes de fin de mois » (pour éviter de passer dans le rouge) devraient être récompensées !

Les banques regardent la manière dont vous gérez votre argent pour être certaines que vous n’utiliserez pas le leur n’importe comment.

Évidemment, un découvert une fois de temps en temps n’a jamais empêché personne d’emprunter ! En revanche, un abonnement à une société de jeux en ligne et de nombreux découverts… si.

  • Un apport financier

L’apport financier est une garantie sur votre capacité à épargner. Et donc, à dépenser intelligemment votre argent ! S’il n’est pas –a priori- indispensable…

Dans les faits, trop rares sont les banques à accepter un prêt sans ce critère. A noter qu’un apport correspondant aux frais de notaire est régulièrement suffisant. Marie-Gaëlle Lefebvre, conseillère en banque, nous explique :

« On ne finance généralement que le montant de l’acquisition, les frais annexes tels que les frais de notaire, de garantie, de dossier, d’agence sont à la charge de l’acquéreur »

Est-ce qu’il y a des aides pour effectuer son premier achat ?

Parmi les plus connues, on compte le prêt à taux zéro (PTZ), celui-ci fonctionne dans le cadre d’un achat « neuf ».

Le prêt d’accession sociale (PAS) permet, de son côté, aux gens aux revenus modestes d’acquérir un bien.

Enfin, pour celles qui se retrouvent face à des banques très très frileuses : la « location acquisition » peut être un bon moyen de faire bouger la situation.

L’idée ? Le propriétaire propose de vendre un bien à partir d’une période donnée. En attendant, le « locataire acquéreur » aura droit d’habiter les lieux moyennant un loyer.

Quelles sont les erreurs souvent commises lors d’un premier achat immobilier ?

François Deroode, agent immobilier : « Les erreurs des jeunes acheteurs sont souvent liées aux problèmes de financement. Ils ne se sont pas assez renseignés, n’ont pas fait de prévisionnel pour vérifier qu’ils puissent payer chaque mois en vivant normalement…En cause ? Ils oublient régulièrement de prendre en compte les taxes liées au bien (coût de fonctionnement, charges de copropriété, les taxes foncières et habitions. ). Prudence, donc ! »