Alors que la cote a bondi de 10% en un an, dénicher une bonne affaire dans la capitale n’a rien d’évident. Constat valable pour les grandes surfaces, que les familles, revenues sur le marché en 2017, se disputent après la revente d’un premier bien. Et pour les logements sans défaut, parfois cédés sans qu’une annonce soit passée. Seuls les investisseurs pourraient tirer leur épingle du jeu : l’annulation de l’encadrement des loyers leur redonne des marges de manœuvre, tandis que le contrôle renforcé des locations de type Airbnb et l’instauration de l’impôt sur la fortune immobilière pourraient remettre sur le marché des petites surfaces bien placées. Mais il faudra alors miser au moins 10.000 euros le mètre carré, la nouvelle norme pour ces produits, selon une étude du réseau Guy Hoquet sur les chambres de bonne.

Acheter à Paris : Prix, budget et quartiers à prospecter selon votre profil

 

Vous êtes primo-accédant

  • Bien à cibler : deux-pièces de 30 mètres carrés, en étage élevé dans un immeuble XIXè siècle sans ascenseur, ou en étage médian dans un immeuble avec ascenseur. Secteurs à prospecter : Goncourt-Voltaire (XIè), bassin de la Villette (XIXè), Daumesnil (XIIè), Epinettes (XVIIè), Guy- Môquet (XVIIIè). Budget à prévoir : 250.000 à 330.000 euros.

Pour ceux qui hésitent à franchir le périphérique, les secteurs les plus populaires recèlent des opportunités. C’est le cas des Epinettes, dans le XVIIè arrondissement, en lisière du nouveau palais de justice. « L’arrivée mi-2020 de la ligne 14 à la porte de Clichy bénéficiera au quartier, qui n’a pas vraiment décollé », assure Stéphane Meignant, de Côté Acheteur. Il reste ainsi possible de s’y loger à près de 8.500 euros le mètre carré. Rue Lantiez, ce deux-pièces de 30 mètres carrés, au premier étage, vient ainsi de partir à 255.000 euros. Bien sûr, quelques quartiers plus centraux tels Goncourt, avec les travaux annoncés de la station de métro, ou le nord du XIè, vers Père-Lachaise, ne sont pas à négliger. « La clientèle de ce dernier secteur change vite », souligne Jérôme Kent, chasseur d’appartements affilié à Homeleo. Elle y trouve des tarifs encore inférieurs à 9.500 euros le mètre carré, à l’image de ce deux-pièces de 34 mètres carrés, rue Basfroi, monnayé à 310.000 euros.

Mais le meilleur potentiel est à chercher au nord du bassin de la Villette, près de la Cité des sciences (XIXè), où ouvrent des restaurants branchés alors que les petites surfaces s’y négocient aux environs de 8.000 euros le mètre carré. A l’inverse, l’afflux d’une clientèle à fort pouvoir d’achat a déjà trop fait enfler la facture vers Notre-Dame-de-Lorette (IXè). Rue Rodier, un analyste financier a même déboursé 645.000 euros pour un 56 mètres carrés (soit 11.520 euros le mètre carré). Rappelons enfin que, sur critères de revenus, il est possible de bénéficier du prêt Paris Logement, gratuit, d’un montant maximal de 39.600 euros pour les ménages de deux personnes et plus.