Le marché de l’immobilier en 2023

Le marché de l’immobilier va évoluer et en cette nouvelle année 2023. En effet, à partir du 1er janvier 2023, beaucoup de choses vont changer.

 

Les prix

Un rééquilibrage est prévu en 2023. Il y aura des baisses qui devraient s’étendre notamment à Paris. Effectivement, la capitale a reculé de 1,2% en 2022 (à 10.278 €/m² en moyenne). Elle pourrait atteindre encore 3% de baisse pour cette année.

Les taux d’intérêt

Les taux de l’intérêt légal pour les six premiers mois de l’année 2023 ont été publiés. Ils sont en très forte hausse et vont continuer d’enfler. A partir du 1er janvier 2023 et jusqu’au 30 juin inclus, le taux de l’intérêt légal est fixé à 4,47% (contre 3,15% au 2ème semestre 2022) pour les créances entre particuliers. Pour celles des professionnels, il atteint 2,06%, contre 0,77% sur les 6 derniers mois de 2022. Ce taux n’a jamais été aussi élevé depuis 2015.

Un gros changement de la donne après des années de taux bas ayant contribué à faciliter l’accès au crédit mais aussi à faire grimper les prix.

Le taux d’usure

C’est le taux maximal auquel une banque a le droit de vous prêter de l’argent. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France, en fonction des types et des durées de prêts. Il passe de 3,03% à 3,41% pour un emprunt inférieur à 10 ans, de 3,03% à 3,53% pour un emprunt entre 10 et 20 ans et de 3,05 % à 3,57 % pour un emprunt de 20 ans et plus. Un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis fin 2016. Ces nouveaux taux sont effectifs depuis le 1er janvier 2023. Une hausse très attendue par les professionnels de l’immobilier.

Le DPE

C’est le début des interdictions de location pour les passoires énergétiques. En effet, depuis janvier 2023, il n’est plus autorisé de louer les logements G les plus énergivores dont la consommation énergétique dépasse 450kwh/m². Cette interdiction n’est toutefois applicable que pour les nouveaux contrats de location conclut à partir du 1er janvier 2023.

Sur le marché des investisseurs, la rénovation des passoires thermiques imposée par la loi Climat & Résilience est déjà une vraie source d’inquiétudes. Et au-delà de l’investissement locatif, les questions de travaux de rénovation énergétiques sont devenues une source de stress, poussant des propriétaires à vendre. Ce qui pourrait entrainer un afflux de biens sur le marché. En effet, certains propriétaires-bailleurs n’auront pas les moyens de financer la remise aux normes malgré les aides. Les futurs investisseurs devront même intégrer dans le calcul de la rentabilité le coût des travaux de transformation et le manque à gagner durant la période sans loyers perçus, dégradant l’effet de levier des investissements.

MonAccompagnateurRenov’

A compter du 1er janvier 2023, l’accompagnement obligatoire des ménages MonAccompagnateurRenov’ lors de rénovations énergétiques de l’habitat privé est mis en œuvre et concernera dans un premier temps les rénovations pour lesquelles les aides MaPrimeRénov’ sérénité seront mobilisées.

Le déficit foncier

La loi de finances pour 2023 prévoit un doublement du plafond actuel du déficit foncier, de 10.700€ à 21.400€. Et ce, dès lors que la réalisation de travaux de rénovation énergétique permet de sortir les logements classés E, F et G de leur statut de passoire énergétique. Ce nouveau plafond sera applicable aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.

La taxe d’habitation

La taxe d’habitation sur les résidences principales disparaît totalement en 2023. En 2022, environ 20% des ménages les plus aisés l’ont encore payé en bénéficiant d’un dégrèvement de 65%.

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